dépit et des ptits


j’étais heureux devant autant de magnifiques traits de folies
leurs paroles jouïssives égayaient mes soirées tandis que les peureux
leur bouclaient les accès ne supportant du tout ces beaux esprits
ils lessivèrent la grande toile pour n’être bien qu’entre eux et en plus s’en réjouir

disparaissaient ainsi de ces fenêtres clignotantes et factices un à un
les esprits nobles et pleins d’humour, ces gens aux traits si généreux
puis ramassés dix par dix et interdits par une censure qui vint alors nous parler
d’échange si loin en malheur aveugle des bontés fluides de l’eau
 
les diables si proches des anges en fait sur tous ces beaux écrans !!

ah Dieu !! Fasse que chacun se souvienne pourquoi Rimbaud
arrêta d’écrire et ce qui l’emporta à cracher sur le verbe, cette amante poétique
pour ne jamais retoucher sa plume que d’autres levaient au ciel
joints à leur index les écrits sublîmes en serrant bien les fesses

tandis qu’il subissait venin et jalousies infâmes et pathétiques
quand les salons bourgeois se mirent à dévorer son miel, 
de toutes ses passions de tout levain de ses jeunesses,
de son coeur ils firent festin

ce marchand d’armes qui fut autrefois poète est-ce nous ?
avons-nous tant blessé ce pauvre enfant qu’il devint fou ?

avons-nous donc laissé dire tant de petites cruautés
dont on s’affranchit si facilement en rigolant
pour ne pas passer pour un faible un autre un lâche 
auprès des bons copains ?

quand cette traitrise à la vérité de notre âme lui donne en guise de gloire
posthume un enfer d’un moment et ces moments ainsi répétés sans fin ?

après tout, lui non plus n’était pas de bonne famille des dieux de tous les torts,
lui, ce petit homme était furie et vagues et passion débordante 
jusqu’aux abysses de l’inconscient pour toujours y pêcher des perles
englouties par les flots d’antiques trésors vivants délaissés par les sots

le royaume des morts très peu pour lui
il reviendrait toujours et il l’a dit
qu’il porterait cet espoir tenu que l’homme se libère 
de toutes ces chaînes qu’il adore tant

que cesse l’absurdité d’une saison de plus dans cet enfer
qui croit vraiment aux vertus de la guerre
pour descendre en vrombissant 
les grandes marches de l’univers

mais tout borné l’apprend un jour à ses dépens
n’est point de réelle vie sans esprit pourtant

~ par bubbledom - Ea sur juillet 18, 2010.

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