la maladie dite de l’adolphite

l’adolphite désigne un syndrome de paranoïa aigue qui voit des adolphs partout et décide d’un commun accord avec soi-même de détruire la planète pour être sûr que pas un seul petit adolph ne s’en sorte vivant.

rhinoceros 1994  un très dangereux symptôme pour ceux qui en sont atteints et leur entourage.

Ses causes peuvent être multiples, une enfance maltraitée ou soumise à une lobotomie militariste et vengeresse ou encore une aliénation de la pensée par des mythes si contraignants pour la réalité des autres que fatalement, les répercussions de ce syndrome sont morts, souffrances et vengeances.

Ce cercle vicieux un peu fatalement ressenti par celui qui est touché par cette maladie  se  développe ensuite en paranoïa aïgue. Celle-ci engendrant des délires d’hystérie et une tendance très nette au dédoublement de personalité, le patient va passer sa vie à vouloir mimer l’objet de son délire tyranique, projeter sa peur sur autrui et prendre toutes les apparences des autres pour semer la confusion entre tous ces adolphs dégénérés…

afin de devancer l’ennemi supposé.

Simplement parce que l’esprit du patient ne voit plus que l’objet de son obsession, il ne voit pas que sa perception est complètement tronquée et que l’humanité ne ressemble en rien à ce que les programmes d’éducation lui en ont dit.

L’histoire n’est officiellement qu’une suite de guerres grandioses.et l’être humain un monstre qui s’entre-assassine pour des mètres carré de terre (de quoi tous choper le syndrome) et l’enfant en lui a été complètment terrassé de terreur face à un tel vide intersidéral de conscience et de sensibilité, ce qui contredit en tout sa nature bonne et curieuse d’être humain. Le patient atteint d’adolphite doit tout mettre en oeuvre pour s’en rendre compte au risque de provoquer sa perte, car le miroir vivant pardonne autant qu’il réagit (!)

Un effet secondaire assez répandu de l’adolphite est la soif inextinguible de pouvoir. Un effet que développent les sujets trop sensibles aux railleries et aux moqueries et qui les oblige fatalement à ressembler à l’objet égotique de leur obsession.

Il n’y a pas de remède en soi à ce symptôme car il apparait en toute connaissance de cause chez le patient, il est souvent la résultante d’un choix très volontaire, même s’il est amené par des formes de domestication psychique.
 

Quoique cette maladie ne soit pas une fatalité, hormis l’amour l’univers n’a pas d’autre remède à proposer, les auditeurs devraient être heureux qu’il y en ait un.

Mais on peut toujours lire les fables de la Fontaine si le virus est trop réfractaire. Du moins en pré-traitement.

Ce syndrome dit de l’adolphite, pourtant, peut être surmonté assez facilement par un mécanisme humain à la portée de tous.

Le meilleur solution que de longs millénaires d’évolution de la conscience humaine ont accompli est de dire bonjour à ses voisins en renaissant chaque matin comme un être neuf et non un animal domestiqué dans une arène de cirque.

(chapîtres expérimentaux dans expéditions et voyages du bienaimé William Dearchild)

~ par bubbledom - Ea sur octobre 31, 2009.

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