des mondes

comment je me sens dans ce monde ? Ben tout dépend de quel monde nous parlons parce que j’ai cette étrange tendance à en croiser de multiples tous le jours.

D’abord il y a le monde des factures au matin qui se couplent bizarrement avec le café du mexique et du téléphone et des impôts qui me gavent parce que je ne supporte plus de financer en partie des objets militaires que je trouve tout sauf utiles et qui prennent trop de place dans les dépenses de l’état qui m’a apposé sa marque de fabrique. Alors je réfute déjà cette marque, je ne l’ai pas choisie, je n’ai pas besoin de surveîllants ni de saints inquisiteurs, merci, ma nation représente des hommes et des femmes que je connais, qui me ressemblent parce que nous avons des modes de vie similaires et parce que certaines histoires qui forment notre caractère nous sont communes, nous avons des histoires communes parce que nos ancêtres se sont côtoyés comme nous le faisons aujourd’hui et parce que nous respirons le même climat. Si celui-ci est trop imprégné du monde des médias le climat devient complètement mental pour l’un et pour un autre qui ne suit pas ces mêmes trames idiotes et prémâchées le climat est d’ordre naturel et le climat vibratoire où se mêlent les mémoires et les occupations qui furent déjà ceux de nos ancêtres. Il y a donc aussi le monde des morts côtoyant celui des vivants et tous nous attendons la rédemption.

le monde des factures est probablement le monde le moins intéressant que je connaisse, le plus abstrait, celui qui me prend le plus les nerfs quand je dois entendre les discours pompeux de comment vont améliorer les choses ceux qui font tout pour les empirer et que je dois fincnacer sousmenace d’emprisonnement. tout cela n’a strictement rien à voir avec la bonté que je connais aux vivants que je croise tous les jours. Un autre monde donc, on m’oblige à vivre dans un autre monde qui n’a rien à voir avec le mien.

Il y a aussi le monde des mouches qui tournicotent dans la ferme parce que l’air s’est fait froid de la neige sur les cîmes, elles voudraient bien vivre un peu plus longtemps. je comprends, je le laisse faire ma foi. Mais faut pas qu’elles me grimpent dessus. On dirait qu’elles ont fini par comprendre.

Ensuite il y a le monde numérique qui avale mon esprit pendant un temps qui lui reste seul connu parce que moi je perds la notion du temps devant cet écran plein de données qui ravissent l’animal curieux en moi. Encore un monde abstrait.

Heureusement qu’il y a Loulou, son monde c’est la forêt, nul doute possible et vous savez pourquoi ? Justement parce que c’est le lieu par excellence des mille mondes, dans la forêt il voyage. Je m’explique. Les multitudes de mondes qu’il snt avec son nez, les armadas d’insectes, les fourmillements de traces et de parfums, les villages de champignons, les tunnels laborieux des souris et des mulots, la course rapide des ruisseaux. Il voyage, il rêve quand il ressent son monde le Loulou. Alors je fais comme lui, je voyage dans les mondes, mais je n’oublies pas mes frères ne vous en faites pas, sinon je ne serais plus là depuis longtemps. Ni mes soeurs. ça vous l’aviez déjà remarqué.

Le prochain monde qui me vient à l’esprit me laisse perplexe autant qu’il me fatigue, c’est celui des phantasmes. Ils ont cessé d’être des moteurs pour apparaître pour ce qu’ils sont: des déviations qui m’empêchent de voir l’instant sacré en m’imposant un manque. des mondes hideux à vrais dire qui m’ont obligé à apprendre à tenir mon esprit dans un carré du pouce.

Dès lors il est plus alerte, très présent et apporte sa contribution imaginaire joyeuse.

Ses mondes sont sans limites et sa sagesse incroyable en fait, parfois j’apprends en même temps que vous quand il explique, ce qui est somme toute assez curieux.

Ai-je oublié quelqu’un ? Il y a aussi le monde des regrets, mais ce monde me fait reculer et me tourne vers le passé où je ne peux rien faire pour le changer, alors il m’attriste parfois et me réjouit souvent parce que si j’avais dû vivre certains de mes rêves les plus fous, ceux pour lesquels j’ai versé le plus de larmes, je serais peut-être horrifié.

Il y a la nuit les mondes galactiques qui avancent en formations pour éclairer l’étendue et la profondeur des océans du ciel. La baleine portant les constellations au-dessus d’elle, dès l’ère du poisson pour porter le verseau, il devient pinocchio retournant au rivage par le souffle de la baleine, elle me fascine beaucoup et me projette encore en d’autres dimensions celles des rêves, ces mondes de beaux futurs quels que soient nos cauchemards d’aujourd’hui, ceux qu’on nous impose.

Je remercie donc Amour monseigneur de me montrer son instant sacré, celui où je ne décide pas de ce qui va se passer l’instant d’après, seulement ainsi chaque instant me donne un monde.

Ainsi parlait Lusor un jour au milieu de la nuit.

~ par bubbledom - Ea sur octobre 7, 2008.

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