penser le monde…

Edgard Pisani : »Sommes-nous capables de penser le monde ? »

dom

« penser le monde »… en voilà une expression étonante.

Nous pouvons penser le monde dans le sens que ce monde n’existerait sans doute pas de la même manière si nous ne le pensions pas…

mais au vu de nos déboires sociétaux il semble évident que…

nous ne savons aligner notre pensée avec le monde et c’est probablement l’erreur majeure que nous faisons … de vouloir décider le monde avec nos pensées, ce qui est non-seulement une absurdité mais une vraie folie quand elle s’adresse à d’autres cultures que nous ne connaissons pas suffisamment pour les juger à l’emporte-pièce comme c’est souvent la règle. Ces jugements agravent tout, ils sont de viles projections dans lesquelles nous décidons ce qu’est l’autre, ne voyant pas la plupart du temps que nous nous contentons de coller sur l’autre tout ce qui nous déplait de nous-mêmes, c’est une loi de la perception.

Ceci constaté l’évidence est la suivante : le jugement est une manière de « penser le monde » dérisoire et destructrice. Elle impose et exige de l’autre qu’il soit conforme à nos attentes, à nos fictions, à nos mythes, qu’il corresponde à ce que nous rêvons de lui ou pour lui ou pour nous-mêmes sans jamais aller demander au concerné ce qu’il en pense, sans jamais lui accorder le droit d’être tout simplement avec ses penchants, ses pensées, ses propres mythes et ses attentes. Il n’y a donc pas de compromis possible dans le jugement et chacun se retrouve à devoir défendre des projections mentales au lieu de construire ensemble sur la base de vérités partagées qui sont autant de nécessités.

Car le monde nous précède infiniment et c’est la folie majeure de notre temps de vouloir décider de ce qu’il est, de vouloir être plus, des sur-hommes, des dieux, au lieu de découvrir le potentiel qui habite réellement l’être humain, c’est ce qui immanquablement réduit la société à une prison pleine de militaires dont les uniformes sont sensés rassurer bêtement des gens incapables de mesurer le degré maladif de leur peur du monde et de cette course aux champions et aux experts (de vrais super-héros hein les experts en Irak et en afghanistan !)

Alors que l’amour créateur leur tend les bras… et plus que celà… les porte en permanence et qu’il leur suffit de demander quand ils ont un besoin.

N’en déplaise aux athées le monde ne nous appartient pas, il nous est prêté pour le partager et nous ne l’avons pas créé, donc il nous faut d’abord apprendre le monde avant de prétendre le penser. Rien ne peut changer cela. Sinon il n’y a là que l’expression de la démesure absolue. Le monde est plus abondant que nos croyances envers la misère commune nous laisse entrevoir et faire agripper les ressoures par peur d’en manquer et donc d’en priver autrui. Ainsi se forgent les misères, pas autrement, elles ne sont pas une fatalité.

N’en déplaise aux croyants fanatiques qui confondent fatalisme et foi, le monde est plus abondant et plus généreux et le seigneur amour plus large et miséricordieux que tous les dogmes obscurs de la peur qui réduisent sa multiplicité à des expresions bigottes qui s’avèrent parfois être de vrais cultes au royaume des morts plutôt qu’au vivant miraculeux. Mais nos enfants sont vivants et ne demandent pas à aller vivre dans le royaume des morts et donc de subir les violences dogmatiques que tous les fanatiques de ce monde semblent trouver très divines.

Car oui, quels que soient les vicissitudes, le simple fait que l’univers soit est prodigieux et nous oublions trop souvent, dans nos rages de ne pas trouver dans la réalité ce que nous en attendons (comment le pourrions-nous si nous ne demandons pas et que nous fabulons sur d’autres paradis à faire ! C’est l’en-faire !).qu’il pourrait aussi n’y avoir rien, rien du tout. C’est un miracle et une pure merveille que TOUT soit car il pourrait n’y avoir rien, le néant à la place, il ne faut jamais l’oublier.

Si nous devons penser le monde il faudrait commencer par cette constatation pour ne pas continuer à chercher à s’élever mais à nous approfondir, au lieu de juger de partager les conceptions pour trouver que l’autre, même s’il a des apparences et des aproches différentes de la réalité, partage l’essentiel de nos attentes de la vie : Amour, paix, bonheur, prospérité et que ceux-ci ne peuvent exister en-dehors du partage, voilà tout.

Je suis bien placé pour le savoir, merci.

et pour un bout de partage donc, voici ces fameuses lois harmoniques qui nous régissent et que nous aurions vraiment tort d’oublier dans nos gesticulations. Le jeu de perles de verre qui porte déjà le renouveau de la civilisation.

http://www.membres.lycos.fr/lusor/

~ par bubbledom - Ea sur juillet 17, 2008.

Une Réponse to “penser le monde…”

  1. Je suis tentée de dire que les affects les plus primaires et élémentaires régissent parfois notre vision du monde. Quelle place prend la projection, le jugement en fonction de soi et les comparatifs que par rapport à son vécu…. Que ce soit à l’échelle de l’individu, cela peut être admis et compréhensible… le réel de chacun l’empêche parfois d’aller plus loin que le seuil de sa maison. Mais que cela se fasse à l’échelle de nations…on se demande si cela n’est pas parfois voulu !

    Bisous

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