nouveau barême de valeur pour la bourse ?

très intéressante question en effet.

Alors tout d’abord il faut clarifier de quelles richesses nous parlons, car si elles sont celles du coeur ou de la raison elles ne sont pas quantifiables (heureusement) et ne peuvent donc être sujettes à une hierarchie de valeurs.

Par contre pour ce qui est des matières il y a fort à dire sur les échelles de valeurs qui régissent encore les fluxs boursiers… car, allons tout de suite au coeur des disfonctionnements, à partir du moment où l’or est la matière de référence pour évaluer les valeurs tout devient très abstrait, tout se retrouve inversé.

Je m’explique. L’or est par définition la matière avec laquelle on peut faire le moins de choses, laissé à lui-même l’or ne vaut rien hormis pour la bijouterie, ce qui est déjà pas mal mais rien que le fer est une matière bien plus utile et devrait donc dépasser l’or en valeur puisqu’il permet tant de choses. L’or a une valeur abstraite liée à sa beauté…du coup le marché de l’art utilise assez bien ce disfonctionnement pour faire atteindre des prix à des oeuvres qui auraient bien fait rire les artistes souvent poussés dans la misère de leur vivant.

Alors quid de la valeur de l’or ? Pour être remplacée par le pétrole le plus souvent de nos jours, cette matière affreuse, fruit de la décomposition de tous nos très très lointains ancêtres que nous amenons en surface terrestre et nous demander ensuite pourquoi nous avons tendance à peindre le monde en noir… le pétrole devrait rester là où il est, dans des profondeurs abyssales où sa puanteur ne gêne pas les vivants… voilà qui est bien utopique mais bon… le fait de prendre le pétrole en valeur première fait de toute matière polluante une denrée de luxe… ouark… je sais que celà ne correspond pas à la bourse mais spirituellement celà influe sur nous de cette manière.

Alors quelle est la matière qui devrait faire référence ? Celle qui a le plus de valeur objective puisque’elle va jusqu’à générer la vie c’est l’EAU … H2O eh oui… ces deux atômes hautement inflammables mis ensemble donnent de l’eau… assez stupéfiant pour le méditer pendant des vies… (le Rig Véda parlait déjà de ce fameux « feu dans l’eau » en signifiant san doute le feu de vie qui « allume » les créatures. Aujourd’hui la science moderne arrive aux mêmes conclusions, passionant.

celà dit que se passerait-il si on déclarait celà à la bourse ? Tous les pays manquant d’eau n’en recevraient plus du tout car sa rétention ferait les joies des boursicoteurs… horreur et damnation… nous nous en sortirons pas ainsi.

Donc d’autres valeurs, non-matérielles devraient absoluement primer sur les matières… la générosité, la bonté, l’humilité, l’honnêteté, le souci de vérité et d’équilibre devraient sans autre devenir les plus hautes valeurs affichées même en bourse… mais comment pourrait-on faire celà puisque ces « denrées-là » ne se laissent pas quantifier ?

Qui a dit que la rareté des matières leur confère obligatoirement une valeur estimable ??? Heureusement que ce n’est pas le cas de l’eau !!! Et heureusement que l’eau n’est pas la valeur de mesure pour les hierarchies de valeur…

A vrais dire ce qui me traverse l’esprit à l’instant… c’est que toutes les matières devraient avoir la même valeur…

absurde ? Peut-être… réfléchissons…

si toutes les actions avaient la même valeur que se passerait-il ? Entre différents producteurs de matière, que ce soient celles issues de la haute technologie dépassant tout par rapport aux matières premières qu’il faut pour les générer… comment peut-on établir qu’elles valent forcément plus ? Celà rend les matières premières abstraites et produit directement que le mineur au fond de sa mine a non-seulement une espérance de vie plus courte qu’un actionaire faisant fructifier l’argent par l’argent, mais en plus il est payé une misère parce que le produit fini qu’on tire du minerai pour lequel il se tue il ne le voit jamais… ou du moins les intérêts dûs par l’élaboration des matières il n’en verra jamais la couleur et ainsi tous les pays les plus riches de la planète sont devenus les plus pauvres. Etrange subterfuge qui pourtant suivait une logique. S’il faut élaborer des matières nouvelles à partir de matières brutes bien sûr que celà doit être rémunéré… mais qui a établi que ces « raffinements » valent plus que l’extraction des minerais ?

Celà provient à mon avis du fait que les valeurs abstraites telles la précision, l’analyse, la générosité etc ne sont pas établies en hierarchie et jouissent finalement d’une échelle de valeurs appliquées couramment mais inconscientes… sujettes à toutes les aproximations, c’est à dire qu’on quantifie quand même en heures de travail, en produit de luxe, en valeurs tout à fait abstraites qui n’ont elles aucune forme de hierarchie. Peut-être sera-t-il utile d’y songer mais que de dangers recèlerait une telle entreprise et entre différentes cultures nous aurions bien du mal à nous mettre d’accord.

Je vais faire une parenthèse … peut-être la musique pourra-t-elle nous aider. Je m’explique. Si nous prenons les notes graves elles pourraient être assimilées aux matières brutes et plus on monterait en fréquence dans les aigus plus on serait en relation avec des matières affinées ou de synthèse.
Celà permettrait juste de comprendre qu’il est vain d’essayer de donner plus-value à une matière composite, car seule sa fréquence change, l’extraction des matières brutes reste absolument identique quon l’affine ou pas. pour les matières composites d’autres intermédiaires sont nécessaires et nous arrivons ainsi une gamme des matières montant en fréquence par la rareté d’un composant au sein d’une création… prenez en exemple une montre à cristaux de quartz… entre un bloc de quartz et la montre il ne reste que qelques poussières de quartz pourtant tout un bloc fut nécessaire pour la produire. la montre vaut-elle plus que le quartz essentiel à son fonctionnement ??? Certains vous diront oui sans broncher, mais je maintiens que celà reste une habitude de voir les choses. Habitude qui fait qu’un directeur de banque qui travaille moins qu’un extracteur d’or reçoit pourtant un salaire bien plus élevé, rarement a-t-on vu un directeur de banque croupir dans la misère… pourtant quel mineur peut se payer même une vie assez décente quand il doit nourrir ses enfants avec son salaire de misère ?

Je ne prétends pas apporter de réponse ici à ces questionnements, mais des pistes de réflexion si vous voulez bien.

Je crois que les matières de l’esprit pourraient autant être cotées en bourse que les matières physiques et celà permetrait de réguler la mise à plat des valeurs. Un travailleur d’usine d’affinement devrait être payé la même chose que l’extracteur ou que le chef d’entreprise, tous ont-ils un rôle essentiel pour arriver à un produit fini, nous ne pouvons que jouer de l’hypochrisie dela hierarchie entre les hommes. Prenons un autre exemple… qu’un diamantaire qui vit de l’achat et de vente de belles gemmes soit bien plus riche en général que le mineur qui se casse le dos pour sortir les gemmes à la lumière du jour… est-ce normal ? Dans la norme du mal assurément, car nous avons établi que celui qui peut se payer de hautes écoles et qui en sait plus que l’ouvrier de base lui est supérieur… au nom de quoi et au nom de qui ? De Dieu ??? sûrement… peut-on quantifier Dieu ? Si nous parlons de l’amour créateur alors oui peut-être et ce barême-là transcenderait bien des grilles de valeurs. Essayons pour voir ce que celà donne.

Prenons… une banane… son prix dépend dela rapidité d’acheminement, de sa fraîcheur à l’arrivée sur l’étalage, le fait qu’elle pourrisse assez vite une fois récoltée f
ait que si on la ceuille mûre elle sera pourrie à l’arrivée, il faut donc calculer en combien de temps elle pourrit et la ceuillir avant son mûrissement, ensuite viennent l’emballage et autres actions qui précèdent la vente, comme les services d’hygiène et co… toutes ces étapes donnent un prix effectif à cette banane que nous mangeons. Alors peut-être bien que des critères plus humains que la quantification des actes physiques liés à un produit devraient être pris en compte.

Par exemple une action sur un producteur de bananes pourrait s’envoler à l’annonce d’un plan salarial très très généreux. La perte sèche que la générosité occasionne au chef d’enteprise serait immédiatement compensée par une mise en valeur de son titre et il en récolterait plus que s’il avait continué à payer ses ouvriers d’un salaire dérisoire. Celà pourrait très bien fonctionner et donnerait une bonne raison aux multinationales de ne pas mettre à le rue des dizaines de milliers de trwvailleurs pour refaire l’équilibre de leurs profits. Celà impliquerait un rôle régulateur des boursiers qui deviendraient presque des garants de la décence en matières de rétribution pour le travail alors qu’aujourd’hui ils sont plutôt garants de la misère sur terre puisque la plupart du temps ils travaillent sur des chiffres dont le lien avec la réalité est assez abstrait.

Pourrait-on faire une grille de valeurs ainsi évaluées à l’aune des conditions humaines ? Il n’y aucune raison que celà ne puisse fonctionner. Les boursiers au contraire y trouveraient un nouveau rôle bien plus amusant et gratifiant que de savoir qu’ils coulent ainsi nombre de gens pour faire des profits.

Celà serait bien plus incitatif pour les chefs d’entreprise et les capitaines d’industrie de nourrir des aspirations hautement humaines tout en maintenant les productions telles qu’elles sont. Que la générosité soit indemnisée en quelque sorte, pas seulement encouragée par des prix Nobel une fois tous les dix ans mais en constante, à la bourse-même.

Un barême pourrait même être établi. 10% d’augmentation salariale équivaudrait à 10% de valeur ajoutée au titre, 20% amèneraient des hausses spectaculaires du titre… voilà qui fait rêver je crois et pourrait somme toute être mis en place.

J’ai envie de nommer celà « la plus value du berger » car cette manière de faire donnerait bien du bonheur aux employés et ôterait en paralelle aux chefs d’entreprise cette notion qu’il faut à tout prix écraser d’autres hommes pour faire fortune. La bonne fortune aurait un sens même en termes de finances.

C’est une réflexion basique sur ces sujets mais je crois que la simplicité première autour de grandes complexités permet d’y voir plus clair dans les incroyables méandres de notre société d’aujourd’hui. peut-être même ferais-je mieux de parler de possibilités. mais jusqu’àprésent tout porte à voir que plus nous déployons de possibilités plus elles demandent l’esclavage des travailleurs ce qui est un non-sens fatal et qui ne repose que sur une échelle de valeurs uniquement matérielles.

~ par bubbledom - Ea sur janvier 14, 2008.

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